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Affaire de Yeumbeul : Un réseau présumé de harcèlement et transmission volontaire du VIH démantelé

2 sept.
2 min de lecture

Le commissariat de Yeumbeul-Comico a récemment déféré quatre hommes au parquet dans le cadre d'une enquête pour des accusations graves, notamment de harcèlement sexuel, d'« actes contre nature », de transmission volontaire du VIH et de mise en danger de la vie d'autrui. Cette affaire, qui a débuté fin août 2026, met en lumière un vaste réseau d'échanges opérant via les réseaux sociaux.

Déroulement de l'enquête et premières arrestations

L'affaire a débuté dans la nuit du 29 août 2026 suite à la plainte d'un homme de 39 ans, S. Sarr, imprimeur de profession. Ce dernier affirme avoir été approché sur WhatsApp par un étudiant de 18 ans, Mamadou M., qui lui aurait proposé des relations sexuelles après avoir obtenu son numéro sous un faux prétexte. Un rendez-vous a été fixé près du commissariat de Yeumbeul-Comico, permettant aux policiers de procéder à une première interpellation en flagrant délit.

Placé en garde à vue, le jeune suspect est passé aux aveux et a livré les noms de ses partenaires présumés, ce qui a conduit à l'interpellation de trois autres suspects entre Yeumbeul et Keur Massar. Il s'agit de Madiaw D. (40 ans, logisticien), Amath F. (48 ans, électricien) et Samba S. (21 ans, élève).

Des accusations graves et un volet sanitaire alarmant

L'enquête a pris une tournure plus grave après que des réquisitions sérologiques au centre de santé de Keur Massar ont révélé que deux des personnes mises en cause sont porteuses du VIH. L'exploitation des téléphones saisis, notamment des échanges sur WhatsApp et Messenger, a mis au jour l'existence d'un véritable réseau d'échanges et de rencontres structuré.

Si la majorité des prévenus a reconnu les faits, Madiaw D. conteste toute relation sexuelle, malgré des échanges retrouvés mentionnant un rendez-vous et l'achat de préservatifs. Les suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d'autrui.

Un contexte de plusieurs affaires similaires

Cette affaire de Yeumbeul s'inscrit dans une série d'enquêtes menées dans la région pour des faits similaires. En juillet 2026, le même commissariat avait déféré six personnes, dont trois s'étaient révélées séropositives, dans une affaire mêlant chantage et tentative d'extorsion sur TikTok. Plus tôt, en février 2026, la gendarmerie de Keur Massar avait interpellé douze personnes dans un réseau présumé d'« actes contre nature ». Ces différentes affaires suggèrent que les autorités sénégalaises mènent des enquêtes actives sur des réseaux soupçonnés d'actes homosexuels et de transmission du VIH dans la banlieue dakaroise.

L'enquête se poursuit

L'enquête se poursuit afin d'identifier d'éventuelles ramifications de ce réseau. Il est important de rappeler que les personnes mises en cause sont présumées innocentes tant qu'un jugement définitif n'a pas été rendu.

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