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Afrique du Sud : 232 doses présumées de crack dissimulées dans une tête de mannequin

26 août
2 min de lecture


Un contrôle de routine à l'aéroport international Bram Fischer de Bloemfontein a permis de déjouer un mode de transport pour le moins original. Une femme de 36 ans, sur le point d'embarquer pour Johannesburg, a été interpellée après la découverte de 232 pierres soupçonnées d'être du crack dissimulées à l'intérieur d'une tête de poupée utilisée pour l'apprentissage de la coiffure.

Une cachette déjouée par le scanner

L'incident s'est produit le samedi 22 août aux alentours de 11h26, lorsqu'un superviseur de la société de gestion aéroportuaire a alerté les unités de police après avoir détecté une anomalie lors du passage au scanner. La tête de mannequin, appartenant à une passagère se rendant à Johannesburg, a immédiatement éveillé les soupçons des agents de sécurité.

Des experts de la police scientifique ont été dépêchés sur place pour procéder à l'ouverture minutieuse de l'objet. En retirant la mousse intérieure, ils ont découvert de nombreuses pierres soigneusement dissimulées parmi le rembourrage. Le comptage, effectué en présence de la suspecte, a révélé la présence de 232 morceaux.

Une valeur estimée à plusieurs centaines de milliers de rands

La substance saisie, présentée par la police comme du crack, une forme de cocaïne, aurait une valeur marchande estimée à 300 000 rands, soit environ 14 500 euros. Les investigations ont également conduit à la découverte d'une somme de 93 220 rands en espèces sur la passagère lors d'une fouille corporelle, soit près de 4 500 euros.

La femme a été placée en garde à vue et fait face à des accusations de possession de stupéfiants. Une procédure pour blanchiment d'argent a également été engagée en raison de la somme importante retrouvée sur elle.

Des trafiquants toujours plus ingénieux

Cette affaire illustre une nouvelle fois la créativité des trafiquants qui utilisent des objets du quotidien pour tenter de tromper les contrôles. Des poupées aux pelures de plantain en passant par des caches plus sophistiquées, les méthodes ne cessent d'évoluer, mais les équipements de détection permettent souvent de déjouer ces tentatives.

L'enquête, confiée à la Direction des enquêtes criminelles prioritaires, devra notamment déterminer l'origine des fonds saisis et leur lien éventuel avec le trafic de stupéfiants. La suspecte, qui bénéficie de la présomption d'innocence, devra prochainement répondre de ses actes devant le tribunal de première instance de Bloemfontein.


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