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Calendrier électoral : la Présidence dément toute annonce de date ou d’adresse présidentielle

il y a 4 jours
3 min de lecture

Me Abdoulaye Tine, porte-parole de la Présidence, a formellement démenti avoir annoncé une date pour les prochaines élections territoriales ou un message à la Nation du chef de l’État.

Dans une mise au point publiée le dimanche 20 septembre 2026, il précise que ses propos, tenus deux jours plus tôt sur le plateau de l’émission « Nay Leer » de la RTS, portaient exclusivement sur le cadre juridique et les prérogatives présidentielles.

Un démenti formel après une polémique

La clarification était attendue. Après son passage remarqué dans l’émission « Nay Leer » de la RTS, le vendredi 18 septembre 2026, Me Abdoulaye Tine a tenu à couper court à toute interprétation hasardeuse. « Je n’ai ni annoncé de date d’élection, ni de message du Chef de l’État à la Nation », a-t-il déclaré dans une mise au point relayée par plusieurs médias. Selon lui, son intervention portait essentiellement sur le cadre juridique applicable à l’organisation des élections territoriales ainsi que sur les prérogatives conférées au président de la République par les textes en vigueur.

Cette précision intervient après plusieurs articles de presse ayant rapporté ses propos comme annonçant une prochaine adresse du chef de l’État aux Sénégalais sur le calendrier électoral. Au cours de l’émission, Me Tine avait notamment déclaré : « Maintenant écoutons le Président pour voir ce qu’il dira aux Sénégalais et l’argument qu’il leur donnera. Je pense que quand il s’exprimera, tout le monde comprendra. Il s’exprimera dans pas longtemps ».

Le Président, seul maître de ses prises de parole

Dans sa mise au point, le porte-parole de la Présidence insiste sur un point essentiel : le chef de l’État demeure le seul maître du moment et de la forme de ses prises de parole. « Le Président de la République choisit seul le moment et la forme de ses prises de parole », souligne-t-il. Me Abdoulaye Tine rappelle également le rôle des canaux institutionnels de la Présidence dans l’annonce de toute éventuelle intervention présidentielle. « Lorsqu’il décide de s’adresser aux Sénégalais, la Présidence en informe le public par ses canaux officiels », précise-t-il.

Un contexte juridique précis

Le débat sur la date des élections territoriales au Sénégal reste étroitement lié au cadre juridique applicable à leur organisation. Selon Me Abdoulaye Tine, une modification de la loi intervenue en 2018 prévoit l’organisation des élections territoriales au cours du mandat présidentiel. « La loi est claire. En 2018, il y a eu un changement qu’on a inséré dans la loi qui stipule que le président doit organiser des élections au courant de son mandat », a-t-il expliqué lors de son passage à la RTS. Le ministre-conseiller estime que le président de la République dispose des prérogatives pour s’adresser aux Sénégalais afin d’expliquer sa position sur la tenue ou non des élections à la date prévue.

Des échéances qui approchent

Les mandats des élus locaux arrivent à échéance en janvier 2027, tandis que la date du scrutin et l’ouverture des inscriptions sur les listes électorales ne sont pas encore fixées. Selon Me Abdoulaye Tine, le dernier délai prévu se situe entre le 24 juillet et le 31 décembre 2027. Face à ces échéances, le porte-parole de la Présidence invite les Sénégalais à la patience. « Il devra la motiver en droit et en faits », a-t-il ajouté, précisant que le chef de l’État pourrait s’adresser à la nation pour expliquer les raisons pour lesquelles une éventuelle élection ne serait pas tenue à la date initialement prévue.

Une clarification nécessaire

Cette mise au point vise ainsi à clarifier la portée des propos tenus lors de son passage à la RTS et à écarter toute interprétation laissant entendre qu’une date d’élection ou une adresse présidentielle aurait été annoncée. Le ministre-conseiller précise que son intervention portait uniquement sur le cadre légal des élections territoriales et les prérogatives présidentielles.

En attendant une éventuelle prise de parole du chef de l’État, le calendrier électoral reste au centre des spéculations. La Présidence, par la voix de son porte-parole, entend toutefois rappeler que toute annonce officielle empruntera les canaux institutionnels établis, et que le Président demeure seul juge du moment et de la forme de ses interventions.


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