Conseil des ministres : une absence prolongée qui interroge à l’approche de la DPG

L’absence inédite du Conseil des ministres depuis le 29 juillet dernier suscite de nombreuses interrogations dans le cercle politique dakarois. Alors que les travaux du gouvernement étaient rythmés par une réunion hebdomadaire sous la présidence du Chef de l’État, ce silence institutionnel de près d’un mois est perçu comme une anomalie, d’autant plus que le calendrier parlementaire s’annonce chargé .
Un vide institutionnel et des hypothèses
La dernière réunion du Conseil des ministres en date du 29 juillet 2026 s’était tenue selon un rythme régulier, après plusieurs ajustements dans l’organisation des travaux gouvernementaux . Cependant, l’absence de convocation officielle et l’absence de communiqué depuis cette date alimentent les spéculations.
Selon certaines sources relayées par la presse, des congés auraient été accordés à une partie du gouvernement, mais ce motif ne suffirait pas à expliquer une telle suspension . Des observateurs évoquent un possible réaménagement de l’agenda exécutif, tandis que d’autres suggèrent des raisons plus stratégiques liées à la gestion des priorités nationales .
Un calendrier politique sous tension
Cette absence survient dans un contexte politique particulièrement tendu. La Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, initialement prévue le 1er septembre, a été reportée en raison de "confusions" procédurales soulevées par l’Assemblée nationale, présidée par Ousmane Sonko . Ce couac a mis en lumière des tensions entre l’exécutif et le législatif, relançant les spéculations sur une opposition entre le Chef de l’État et son ancien allié .
L’absence prolongée du Conseil des ministres pourrait ainsi retarder des décisions cruciales concernant l’action gouvernementale, notamment en matière de réformes économiques et sociales, alors que le pays est engagé dans un plan de redressement national . La tenue du Conseil est perçue comme un préalable indispensable pour valider les arbitrages nécessaires à la mise en œuvre de la feuille de route du gouvernement.
Un suspens qui pèse sur la gouvernance
Alors que le gouvernement doit faire face à des défis majeurs, notamment la finalisation de réformes clés et la préparation de la session parlementaire, l’attente autour de la prochaine réunion du Conseil des ministres est devenue un sujet d’inquiétude . Les prochains jours seront décisifs pour clarifier les intentions de la Présidence et lever le voile sur les raisons de ce silence institutionnel.


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