Dakar : une liaison secrète avec son mécanicien se termine devant le tribunal

Une liaison née sur TikTok et dans un garage s'est achevée devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Une femme mariée, M. D. Diop, a porté plainte après une rupture qu'elle qualifie de mouvementée avec son mécanicien, M. R. Sène, qu'elle accusait d'avoir tenté de lui extorquer 10 millions de francs CFA en menaçant de diffuser des enregistrements privés.
De cliente à maîtresse
Selon les faits exposés à l'audience, M. D. Diop avait découvert M. R. Sène sur la plateforme TikTok. Le mécanicien s'était fait une certaine notoriété en publiant des vidéos de dépannage et de réparation automobile. Séduite par son contenu, la femme mariée lui avait confié son véhicule pour des travaux d'entretien. Leur relation, d'abord professionnelle, s'est ensuite transformée en liaison amoureuse, alors que la plaignante était toujours mariée.
Une rupture sous tension
Après la fin de leur relation, les choses ont dégénéré. Le parquet a accusé Sène d'avoir enregistré à l'insu de sa compagne des conversations intimes entre eux. Après la rupture, il aurait envoyé des extraits de ces enregistrements à M. D. Diop en réclamant 10 millions de francs CFA en échange de son silence. Pour faire pression sur elle, il aurait également contacté la fille de la plaignante, menaçant de tout révéler.
La femme n'a pas cédé au chantage et a saisi la brigade de recherches de Keur Massar. Sène a été arrêté le 16 septembre 2026, puis déféré au parquet de Pikine-Guédiawaye et placé en détention provisoire.
La défense du mécanicien
À la barre, Sène a nié les accusations d'extorsion et de menaces. Il a présenté une version opposée des faits, affirmant que c'était M. D. Diop qui lui avait déclaré sa flamme la première. Il a même soutenu que la plaignante l'avait conduit chez un marabout à Diamniadio, où on lui aurait fait boire une potion « magique » censée « protéger son commerce ». Sène a également déclaré que cette liaison avait provoqué son divorce d'avec ses deux épouses, justifiant son comportement par un sentiment de vengeance et de colère.
Le verdict
Le tribunal des flagrants délits de Dakar n'a finalement pas retenu les chefs d'extorsion et de menaces. En revanche, il a déclaré Sène coupable de collecte illégale de données personnelles, pour avoir enregistré des conversations privées sans le consentement de l'intéressée. Après 18 jours de détention, le mécanicien a été condamné à une peine avec sursis et condamné à verser à la partie civile la somme symbolique de 1 franc en réparation du préjudice.
Cette affaire, partie d'une simple vidéo de dépannage sur TikTok, s'achève donc en justice et illustre les risques liés aux relations intimes à l'ère des réseaux sociaux et des preuves numériques.




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