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Inondations à Dakar : Cheikh Tidiane Dièye constate une baisse des eaux, mais la pluie persiste et inquiète

8 oct.
3 min de lecture

Le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, le Dr Cheikh Tidiane Dièye, a effectué une visite de terrain ce mercredi 7 octobre 2026 dans plusieurs zones inondées de Dakar. Au canal du Front de Terre et au bassin de la Zone de Captage, il a relevé une baisse importante du niveau des eaux, tout en saluant le travail des équipes mobilisées. Mais la pluie, qui persiste, continue de susciter des inquiétudes. Le ministre a profité de cette tournée pour annoncer la mise en œuvre d'une Stratégie nationale intégrée de gestion des risques d'inondation, un programme estimé à 921 milliards de francs CFA et projeté à l'horizon 2040.

Une visite de terrain dans les zones critiques

Ce mercredi 7 octobre 2026, le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, le Dr Cheikh Tidiane Dièye, s'est rendu dans plusieurs quartiers de Dakar touchés par les récentes inondations. La visite a notamment conduit le ministre au canal du Front de Terre et au bassin de la Zone de Captage, deux sites stratégiques pour l'évacuation des eaux pluviales de la capitale.

Sur place, le ministre a constaté une baisse importante du niveau des eaux, un signe encourageant après les fortes précipitations qui ont frappé la région. « Plus de 140 millimètres à Dakar », a-t-il déclaré, en évoquant le volume d'eau et le temps nécessaire à son évacuation. Il a également salué le travail des équipes mobilisées pour le pompage et l'évacuation des eaux.

La pluie persiste et suscite des inquiétudes

Si la décrue est amorcée dans plusieurs zones, la persistance de la pluie continue toutefois de préoccuper les autorités. Le ministre a reconnu que la situation restait fragile, alors que de nouvelles précipitations pourraient ralentir les opérations d'assainissement et aggraver les difficultés des populations sinistrées.

À la Cité Bellevue et dans d'autres quartiers, les habitants restent mobilisés face à la montée des eaux, tandis que les équipes techniques poursuivent leurs interventions. L'État a déployé les grands moyens pour faire face au déluge, avec des opérations de secours et de pompage menées sans relâche.

Une stratégie nationale intégrée pour une réponse structurelle

Au-delà de la gestion de l'urgence, le ministre Cheikh Tidiane Dièye a annoncé la mise en œuvre d'une Stratégie nationale intégrée de gestion des risques d'inondation (SNGIRI). Ce programme, présenté comme une réponse structurelle à la récurrence du phénomène, est doté d'une enveloppe de 921 milliards de francs CFA et s'étend sur la période 2025-2040.

La stratégie repose sur une approche interministérielle, associant les différents départements concernés par la gestion des risques d'inondation. Elle est conçue sur plusieurs séquences, notamment 2027-2030, puis 2035-2045. Le programme sera déployé après l'hivernage, avec une montée en puissance progressive des investissements.

Selon les autorités, cette stratégie vise à promouvoir une planification anticipative intégrant la gestion durable des ressources en eau, l'assainissement et la prévention des risques climatiques, dans une logique de gouvernance multi-acteurs. Elle se décline au niveau local par le biais de Stratégies locales de Gestion du Risque d'Inondation (SLGRI) et de Plans de Prévention du Risque d'Inondation (PPRI).

Un engagement de l'État aux côtés des sinistrés

L'annonce de cette stratégie intervient dans un contexte de mobilisation gouvernementale. Quelques jours plus tôt, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo s'était rendu aux côtés des sinistrés aux Parcelles Assainies, réaffirmant l'engagement de l'État à apporter une réponse durable à la problématique des inondations. Le gouvernement a prévu d'injecter les premiers financements via la prochaine Loi de finances rectificative, en commençant par les points les plus critiques, notamment à Dakar.

Avec cette stratégie nationale intégrée, les autorités entendent dépasser la gestion purement curative des inondations pour s'attaquer aux causes structurelles du phénomène et renforcer la résilience des territoires face aux aléas climatiques.


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