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Mort d’un bébé à Touba Ndamatou : l’hôpital communique

10 oct.
2 min de lecture

La direction de l’EPS Touba Ndamatou a publié, le vendredi 9 octobre 2026, un communiqué pour « rétablir les faits » après la mort de Serigne Saliou Dieng, un nourrisson de neuf mois, décédé après trois jours d’hospitalisation.

Si la cause exacte du décès n’est pas encore déterminée, les proches affirment que le bébé aurait reçu une injection à l’hôpital et que ce geste aurait entraîné sa mort. Aucune expertise indépendante n’a, pour l’heure, confirmé ni infirmé cette version familiale.

L’affaire suscite une vive émotion à Touba et dans la région de Diourbel. Le décès de Serigne Saliou Dieng, un nourrisson de neuf mois, survenu après trois jours passés à l’hôpital EPS de Touba Ndamatou, a conduit la direction de l’établissement à sortir de son silence. Dans un communiqué rendu public le 9 octobre 2026, l’hôpital dit vouloir « rétablir les faits » face à ce qu’il qualifie de « informations inexactes » circulant sur les réseaux sociaux et dans certains médias.

Selon la version de la famille, le bébé aurait été admis pour des soins, puis aurait reçu une injection. Peu après, son état se serait brutalement dégradé, entraînant son décès. Les proches pointent du doigt ce geste médical, estimant qu’il est à l’origine du drame. Ils réclament des explications claires et, pour certains, une enquête indépendante.

De son côté, la direction de l’EPS Touba Ndamatou reconnaît le décès de l’enfant mais affirme que les causes exactes ne sont pas encore établies. Le communiqué précise que le nourrisson était hospitalisé depuis trois jours et que son état nécessitait une prise en charge médicale. L’hôpital n’a pas confirmé que l’injection mentionnée par la famille ait joué un rôle dans le décès. Il appelle à la retenue et à laisser les autorités sanitaires et judiciaires compétentes faire toute la lumière sur cette affaire.

Contactée, la direction n’a pas souhaité ajouter de commentaires au-delà du communiqué. Aucune expertise médicale indépendante n’a été rendue publique à ce stade. Ni autopsie, ni rapport d’enquête n’ont encore été communiqués. La cause du décès reste donc indéterminée : mort naturelle, complication liée à la pathologie initiale, réaction à un traitement ou autre facteur ? Les investigations devront le préciser.

Cette tragédie intervient dans un contexte où les tensions entre usagers et structures de santé sont parfois vives au Sénégal, notamment lorsqu’un décès survient chez un jeune enfant. Les familles, confrontées à la douleur et au besoin de comprendre, réclament souvent des réponses rapides. Les hôpitaux, de leur côté, invoquent la complexité des situations médicales et la nécessité de respecter la confidentialité et la procédure.

Pour l’instant, aucune plainte officielle n’a été confirmée. On ignore si une enquête judiciaire a été ouverte. Le communiqué de l’hôpital indique simplement que la direction reste disponible pour coopérer avec les autorités compétentes.

L’affaire pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours. En attendant, la prudence reste de mise. Seule une expertise indépendante, réclamée par les proches, permettrait de départager les versions et d’établir les responsabilités éventuelles. Le décès de Serigne Saliou Dieng, neuf mois, laisse une famille en deuil et une communauté en attente de vérité.


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