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Ousmane Sonko appelle à un dialogue loyal avec Diomaye Faye

12 sept.
2 min de lecture

Le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a appelé à un dialogue loyal avec le président Bassirou Diomaye Faye, après la Déclaration de politique générale (DPG) présentée par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô le 8 septembre.

Ousmane Sonko écarte une confrontation durable entre les institutions et insiste sur le contrôle parlementaire, invitant l'Assemblée à appuyer les mesures conformes à l'intérêt national et à s'opposer à celles qu'elle juge contraires aux priorités du pays. Cette posture marque un apaisement après les vives critiques exprimées par les députés de Pastef à l'encontre de la méthode gouvernementale, notamment sur l'accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) pour la gestion de la dette publique. Ousmane Sonko a précisé qu'il n'y avait pas de place pour une « hostilité permanente », tout en appelant à un « dialogue honnête » avec son ancien allié au sein du Pastef. Il a également défendu l'autonomie du Parlement, affirmant que « l'État n'a pas besoin d'institutions soumises et alignées, mais d'institutions fortes et fières ».

Lors de son intervention devant les députés le 8 septembre, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a présenté les grandes orientations de son action dans un contexte marqué par les difficultés financières du pays et le poids de la dette publique. La majorité parlementaire, bien qu'ayant critiqué la méthode du gouvernement, n'a pas demandé de vote de confiance contre le Premier ministre, privilégiant ainsi la préservation de l'unité du camp présidentiel. Selon l'analyste politique Moussa Diaw, Pastef entend, sur le dossier de la dette et les relations avec le FMI, prouver qu'il est « le décideur final ». Les députés se pencheront dans les semaines à venir sur l'étude de la loi de finances rectificative pour 2026, qui inclura les engagements pris par l'État sénégalais auprès du FMI en échange d'un prêt de 2,2 milliards de dollars.

Le Conseil des ministres du 10 septembre a confirmé la poursuite du référentiel Sénégal 2050. Le président Bassirou Diomaye Faye a fixé trois priorités non négociables : la protection du pouvoir d'achat des ménages, une gestion rigoureuse des finances publiques et du train de vie de l'État, ainsi qu'une présence renforcée des services publics sur tout le territoire. Le Premier ministre a également rappelé au ministre de l'Économie, des Finances et du Plan la nécessité de respecter plusieurs échéances majeures, notamment la satisfaction intégrale des mesures correctives liées au misreporting dans le délai convenu avec le FMI. Le projet de loi de finances rectificative 2026 doit être déposé au plus tard le 15 septembre, tandis que le projet de loi de finances pour 2027 sera présenté au Conseil des ministres le 30 septembre.


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