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Santé : les médecins de Kolda en grève de 24 heures, les urgences maintenues

7 sept.
2 min de lecture

Un mouvement social est venu perturber le fonctionnement des structures sanitaires de la région de Kolda ce lundi 7 septembre. Les praticiens du secteur public, membres du principal syndicat de la profession, ont observé un arrêt de travail de 24 heures pour réclamer l’amélioration de leurs conditions d’exercice et la prise en compte de leurs revendications salariales.

Un préavis de 24 heures, reconductible

Le mouvement, lancé à l’initiative du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES), a débuté dès les premières heures de la journée. Selon les informations disponibles, la grève est prévue pour une durée limitée à 24 heures, mais les responsables syndicaux ont laissé entendre qu’elle pourrait être reconduite si leurs doléances n’obtenaient pas de réponse satisfaisante dans les plus brefs délais.

Les motifs invoqués sont multiples : revalorisation des primes de risque, amélioration des équipements dans les hôpitaux régionaux, renforcement des effectifs face à une charge de travail croissante, et mise en œuvre effective des engagements pris par les précédentes autorités sanitaires. Les médecins de Kolda estiment que les disparités entre la capitale et les régions éloignées persistent, fragilisant la qualité des soins offerts aux populations locales.

Un service minimum garanti pour les urgences

Conscients des enjeux vitaux liés à leur métier, les grévistes ont tenu à garantir la continuité des soins d’urgence. Ainsi, les services de réanimation, les blocs opératoires pour les interventions indispensables et les accueils des urgences pédiatriques et maternelles ont été maintenus en activité, grâce à des équipes de permanence constituées en amont.

Cette disposition, saluée par les usagers, a permis d’éviter une paralysie totale du système. En revanche, les consultations externes et les rendez-vous programmés ont été suspendus pour la journée, entraînant le report de nombreux patients non prioritaires. Les services administratifs des établissements ont également enregistré une forte baisse d’activité.

Des réactions mitigées chez les patients et les autorités

Dans les couloirs du centre hospitalier régional de Kolda, l’atmosphère était partagée entre compréhension et inquiétude. Plusieurs patients rencontrés sur place ont exprimé leur soutien aux médecins, tout en redoutant un allongement du mouvement. « On sait qu’ils ont des conditions difficiles, mais on espère que cela ne durera pas trop longtemps, car nous avons besoin d’eux », confiait une mère de famille venue accompagner son enfant.

Du côté des autorités sanitaires, on se dit ouvert au dialogue. Une rencontre entre les syndicalistes et la direction régionale de la santé est attendue dans les prochaines heures, afin d’examiner les griefs et de tenter de trouver une issue avant que le mouvement ne soit éventuellement prolongé.

Un avertissement pour le système de santé régional

Ce mouvement de grève, bien que circonscrit dans le temps, met en lumière les fragilités chroniques du système de santé en région. Kolda, comme d’autres zones éloignées de Dakar, souffre d’un manque chronique de spécialistes, d’équipements obsolètes et de conditions d’hébergement précaires pour le personnel médical.

Les prochaines heures seront décisives : si les négociations aboutissent, la situation pourrait revenir à la normale dès mardi matin. Dans le cas contraire, la reconduction du mouvement risque d’aggraver les tensions et de peser lourdement sur une population déjà confrontée à des difficultés d’accès aux soins. En attendant, les services d’urgence restent opérationnels, une bouffée d’air pour les cas les plus critiques.

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