Visite officielle du Président à Washington et Abu Dhabi : le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, entame une visite de travail aux États-Unis du 14 au 15 septembre, avant de se rendre à Abu Dhabi,

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar le dimanche 13 septembre pour une tournée diplomatique de quatre jours qui le conduira successivement à Washington, aux États-Unis, puis à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Cette double visite s’inscrit dans la consolidation des partenariats économiques et financiers du Sénégal avec ses grands partenaires internationaux, au service des priorités de développement du pays.
Une première étape à Washington : renforcer les liens économiques et financiers
Le chef de l’État sénégalais effectuera une visite de travail aux États-Unis les 14 et 15 septembre 2026, conformément à l’annonce faite lors du Conseil des ministres du 10 septembre. À Washington, le président Faye entend consolider la coopération entre le Sénégal et les États-Unis d’Amérique. Les échanges porteront sur les relations avec les partenaires américains et sur les priorités de coopération économique et financière entre les deux pays.
Cette visite intervient dans un contexte financier particulièrement sensible pour le Sénégal. Quelques jours avant le départ du président, un accord technique a été conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) portant sur environ 2,2 milliards de dollars, étalés sur trois ans (2026-2029), dans le cadre d’une nouvelle Facilité élargie de crédit. Cet accord, encore provisoire et soumis à la validation de la direction puis du Conseil d’administration du FMI, constitue un ballon d’oxygène pour un pays qui continue de porter une dette représentant plus de 130 % de son PIB. Dans ce contexte, la présence du chef de l’État à Washington, où siègent les grandes institutions financières internationales, revêt une importance stratégique pour un pays qui négocie sa crédibilité retrouvée auprès de ses créanciers.
Cette étape washingtonienne s’inscrit également dans la continuité du sommet Trump-Afrique de juillet 2025, au cours duquel Donald Trump avait convié cinq chefs d’État africains — Sénégal, Gabon, Liberia, Mauritanie, Guinée-Bissau — à un mini-sommet inédit à la Maison Blanche. Lors de cette rencontre, le président Faye avait présenté deux projets phares : la collaboration avec l’U.S. Ecological Survey pour évaluer le potentiel minier du Sénégal, et la création d’une ville numérique de 40 hectares à Dakar, destinée à devenir un hub technologique africain avec l’appui d’entreprises américaines. Il avait également rappelé la découverte de près de 950 milliards de mètres cubes de gaz grâce à une entreprise américaine, tout en rassurant les investisseurs sur la stabilité politique du pays.
Une seconde étape à Abu Dhabi : vers un partenariat stratégique renforcé
Après Washington, le président Bassirou Diomaye Faye se rendra à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, pour une visite officielle les 16 et 17 septembre. Cette étape vise à renforcer les relations bilatérales avec les Émirats arabes unis et les partenariats dans des secteurs prioritaires pour le développement du Sénégal.
Les relations entre Dakar et Abu Dhabi connaissent une dynamique particulièrement favorable. Le 4 septembre 2026, le président Faye avait reçu à Dakar une délégation émiratie conduite par le Dr Thani Al Zeyoudi, ministre du Commerce extérieur, pour discuter de projets dans les secteurs de l’énergie, des mines et des infrastructures portuaires. Cette volonté d’accroître la présence émiratie au Sénégal s’inscrit dans une dynamique plus large d’expansion des investissements des Émirats arabes unis en Afrique, où les entreprises et fonds émiratis auraient annoncé plus de 168 milliards de dollars d’investissements dans des projets sur le continent depuis 2017.
Lors d’une précédente visite officielle à Abu Dhabi en décembre 2024, les deux dirigeants avaient déjà exprimé leur volonté de renforcer la coopération dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, le numérique, l’éducation et l’agriculture. Le président Faye avait alors qualifié cette visite de fructueuse, insistant sur l’importance d’établir des collaborations solides avec les Émirats arabes unis, un partenaire clé au Moyen-Orient. Cette nouvelle visite des 16 et 17 septembre devrait permettre de consolider ces engagements et d’ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat.
Un déplacement sous le signe de l’équilibre diplomatique
Ce déplacement de quatre jours, qui s’achèvera par le retour du président à Dakar le jeudi 17 septembre, illustre la volonté du Sénégal de diversifier ses partenariats stratégiques tout en composant avec les réalités d’un contexte financier sous surveillance internationale. Entre la recherche de financements auprès des institutions de Bretton Woods et le renforcement des investissements en provenance du Golfe, le chef de l’État sénégalais cherche à positionner son pays comme un acteur incontournable de la diplomatie économique en Afrique de l’Ouest.




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