Drame à Sam Ndiaye : un homme poignardé mortellement

Le village de Sam Ndiaye, dans la commune de Fandène (région de Thiès), est sous le choc. Cheikhou Oumar Ndiaye, un chauffeur et cultivateur d'une quarantaine d'années, a été mortellement poignardé dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 octobre 2026. Sa seconde épouse, Asta Dia, a été interpellée et placée en garde à vue.
Le journal Révélation du samedi 10 octobre 2026 consacre sa une à ce drame tragique, revenant sur les circonstances d'une nuit qui a basculé dans l'horreur.
Une dispute conjugale qui vire au drame
Selon les premiers éléments de l'enquête, le drame a été précédé d'une violente dispute au domicile conjugal. De retour des champs avec ses deux épouses, Cheikhou Oumar Ndiaye aurait été accusé par sa seconde femme, Asta Dia, d'avoir frappé le fils qu'elle avait eu d'un précédent mariage. Le défunt contestait ces accusations.
L'altercation aurait dégénéré. Alerté et informé que sa belle-sœur dissimulait un couteau sous son pagne, le frère de la victime s'était rendu sur place et avait récupéré l'arme. Mais après son départ, Asta Dia aurait confié son fils à des voisins avant de se procurer un second couteau.
« Asta Dia raynama »
Profitant du sommeil de son époux, elle lui aurait porté deux coups de couteau. Grièvement blessé, Cheikhou Oumar Ndiaye est parvenu à se traîner jusqu'à la devanture de la maison en criant « Asta Dia raynama » (« Asta Dia m'a tué »), avant de s'effondrer. Évacué vers l'hôpital de Thiès, il aurait rendu l'âme avant d'y être pris en charge, selon sa mère, Ken Niang.
La suspecte interpellée et écrouée
La mise en cause, enceinte de son premier enfant avec le défunt, a été interpellée dans la concession voisine où elle s'était réfugiée avec son fils, puis placée en garde à vue à la gendarmerie de Fandène. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.
Le corps de la victime a été transporté à la morgue de l'hôpital régional de Thiès pour les besoins d'une autopsie.
Un village sous le choc
Inhumé le vendredi après-midi à Sam Ndiaye, Cheikhou Oumar Ndiaye laisse derrière lui six enfants. La consternation est totale dans le village.
Interrogée par Dakaractu, sa sœur, K. Ndiaye, affirme qu'une précédente dispute avait déjà été marquée par la sortie d'un couteau. « Cheikhou lui avait dit : "Tu sais que tu ne vas pas me poignarder". Mais cette fois-ci, elle l'a surpris et elle est passée à l'acte. Elle n'a pas tué Cheikhou, mais toute une famille », témoigne-t-elle.
Selon la mère de la victime, la dispute aurait dégénéré en deux coups de couteau portés alors qu'il était allongé. Le récit de cette nuit fatidique, relayé par plusieurs médias sénégalais, met en lumière les tensions familiales profondes et les conséquences dévastatrices de la violence domestique.
L'affaire, qui endeuille toute une communauté, relance le débat sur la nécessité de renforcer la prévention des violences conjugales au Sénégal.




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