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Droits de l'homme : une coalition d'ONG manifeste à Nairobi pour exiger la libération de deux opposants

3 sept.
5 min de lecture

Nairobi, 3 septembre 2026 – La Red de Solidaridad Panafricana, une coalition d'organisations de défense des droits humains, a organisé ce jeudi une manifestation dans le centre de Nairobi pour réclamer la libération immédiate de deux figures majeures de l’opposition est-africaine : l’Ougandais Kizza Besigye et le Tanzanien Tundu Lissu, tous deux poursuivis pour trahison dans leurs pays respectifs.

Des accusations de complicité contre le gouvernement kényan

Une trentaine de militants ont défilé dans la capitale kényane et se sont arrêtés devant les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères pour y déposer des pétitions. La coalition accuse nommément les ministres kényans Kipchumba Murkomen (Intérieur), Musalia Mudavadi (Affaires étrangères), la ministre de la Défense Soipan Tuya et le directeur du Service national de renseignement Noordin Haji d’avoir « permis et coordonné » l’arrestation et le transfèrement illégal de Besigye de Nairobi vers l’Ouganda.

Les manifestants arboraient des pancartes proclamant : « Secuestrado en Kenia. Perseguido y muriendo en Uganda. Salven a Kizza Besigye » (« Enlevé au Kenya. Poursuivi et mourant en Ouganda. Sauvez Kizza Besigye »). D’autres affiches représentaient les présidents William Ruto (Kenya) et Yoweri Museveni (Ouganda), ainsi que le fils de ce dernier et chef des forces armées ougandaises, le général Muhoozi Kainerugaba, sous le titre « La alianza de entregas ilegales » (« L’alliance des livraisons illégales »).

Besigye : une détention controversée et un état de santé préoccupant

Ancien colonel de l’armée et candidat à quatre reprises à la présidence ougandaise, Kizza Besigye, âgé de 70 ans, a été enlevé à Nairobi en novembre 2024 dans des circonstances encore floues. Il est réapparu peu après devant un tribunal militaire en Ouganda, accusé de trahison – un crime passible de la peine de mort.

Le gouvernement kényan a reconnu avoir « coopéré » avec les autorités ougandaises dans cette opération. Cet aveu a suscité l’indignation des défenseurs des droits humains, qui estiment que cette collaboration a violé le principe de non-refoulement, lequel interdit de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la persécution ou la torture.

L’état de santé de Besigye, incarcéré à la prison de Luzira à Kampala, suscite une vive inquiétude. Son épouse, Winnie Byanyima (directrice exécutive d’ONUSIDA), alerte régulièrement sur sa détérioration. Fin juillet, il s’est effondré lors d’une audience et a été hospitalisé en soins intensifs. Il aurait été transféré à quatre reprises à l’hôpital depuis son incarcération. Les activistes kényans demandent son évacuation médicale immédiate.

Tundu Lissu : une opposition tanzanienne muselée

La manifestation visait également à soutenir Tundu Lissu, 58 ans, président du principal parti d’opposition tanzanien, Chadema. Arrêté en avril 2025 à la suite d’un rassemblement politique, il est également accusé de trahison, un chef d’accusation qui expose à la peine capitale en Tanzanie.

Comme Besigye, Lissu a survécu à une tentative d’assassinat en 2017. Le Parlement européen a adopté une résolution en mai 2025 condamnant son arrestation et appelant à sa libération immédiate et sans condition. La coalition réclame le retrait de toutes les charges retenues contre lui.

Une campagne qui s’annonce longue

Les organisateurs ont averti qu’ils intensifieraient leur mobilisation si leurs revendications n’étaient pas satisfaites sous sept jours. « Nous marcherons vers l’Ouganda et organiserons des manifestations nationales aux côtés de nos camarades ougandais pour exiger la libération immédiate du camarade Kizza Besigye », a déclaré Mulinge Muteti, porte-parole de la Red de Solidaridad Panafricana.

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Droits de l’homme : une coalition d’ONG manifeste à Nairobi pour exiger la libération de deux opposants

Nairobi, 3 septembre 2026 – La Red de Solidaridad Panafricana, une coalition d’organisations de défense des droits humains, a organisé, ce jeudi, une manifestation dans le centre de Nairobi pour réclamer la libération immédiate de deux figures majeures de l’opposition est-africaine : l’Ougandais Kizza Besigye et le Tanzanien Tundu Lissu, tous deux poursuivis pour trahison dans leurs pays respectifs.

Des accusations de complicité contre le gouvernement kényan

Une trentaine de militants ont défilé dans la capitale kényane et se sont arrêtés devant les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères pour y déposer des pétitions. La coalition accuse nommément les ministres kényans Kipchumba Murkomen (Intérieur), Musalia Mudavadi (Affaires étrangères), la ministre de la Défense Soipan Tuya et le directeur du Service national de renseignement Noordin Haji d’avoir « permis et coordonné » l’arrestation et le transfèrement illégal de Besigye de Nairobi vers l’Ouganda.

Les manifestants arboraient des pancartes proclamant : « Secuestrado en Kenia. Perseguido y muriendo en Uganda. Salven a Kizza Besigye » (« Enlevé au Kenya. Poursuivi et mourant en Ouganda. Sauvez Kizza Besigye »). D’autres affiches représentaient les présidents William Ruto (Kenya) et Yoweri Museveni (Ouganda), ainsi que le fils de ce dernier et chef des forces armées ougandaises, le général Muhoozi Kainerugaba, sous le titre « La alianza de entregas ilegales » (« L’alliance des livraisons illégales »).

Besigye : une détention controversée et un état de santé préoccupant

Ancien colonel de l’armée et candidat à quatre reprises à la présidence ougandaise, Kizza Besigye, âgé de 70 ans, a été enlevé à Nairobi en novembre 2024 dans des circonstances encore floues. Il est réapparu peu après devant un tribunal militaire en Ouganda, accusé de trahison – un crime passible de la peine de mort.

Le gouvernement kényan a reconnu avoir « coopéré » avec les autorités ougandaises dans cette opération. Cet aveu a suscité l’indignation des défenseurs des droits humains, qui estiment que cette collaboration a violé le principe de non-refoulement, lequel interdit de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la persécution ou la torture.

L’état de santé de Besigye, incarcéré à la prison de Luzira, à Kampala, suscite une vive inquiétude. Son épouse, Winnie Byanyima (directrice exécutive d’ONUSIDA), alerte régulièrement sur sa détérioration. Fin juillet, il s’est effondré lors d’une audience et a été hospitalisé en soins intensifs. Il aurait été transféré à quatre reprises à l’hôpital depuis son incarcération. Les activistes kényans demandent son évacuation médicale immédiate.

Tundu Lissu : une opposition tanzanienne muselée

La manifestation visait également à soutenir Tundu Lissu, 58 ans, président du principal parti d’opposition tanzanien, le Chadema. Arrêté en avril 2025 à la suite d’un rassemblement politique, il est également accusé de trahison, un chef d’accusation qui expose à la peine capitale en Tanzanie.

Comme Besigye, Lissu a survécu à une tentative d’assassinat en 2017. Le Parlement européen a adopté, en mai 2025, une résolution condamnant son arrestation et appelant à sa libération immédiate et sans condition. La coalition réclame le retrait de toutes les charges retenues contre lui.

Une campagne qui s’annonce longue

Les organisateurs ont averti qu’ils intensifieraient leur mobilisation si leurs revendications n’étaient pas satisfaites sous sept jours. « Nous marcherons vers l’Ouganda et organiserons des manifestations nationales aux côtés de nos camarades ougandais pour exiger la libération immédiate du camarade Kizza Besigye », a déclaré Mulinge Muteti, porte-parole de la Red de Solidaridad Panafricana.


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