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Société : Le ministère de la Santé maintient le dialogue avec le syndicat SAMES, en grève de 48 heures

9 sept.
3 min de lecture

Alors que le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) observe un mouvement de grève générale de 48 heures les mardi 8 et mercredi 9 septembre 2026, le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique a réaffirmé mardi son ouverture au dialogue et sa disponibilité à reprendre les échanges dans les meilleurs délais.

Dans un communiqué officiel, la tutelle assure par ailleurs avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la continuité des soins sur l'ensemble du territoire national.

Une rencontre technique avortée

Les tensions entre le SAMES et le ministère trouvent leur origine dans une rencontre technique organisée la veille du déclenchement de la grève. Une délégation de haut niveau du ministère, comprenant notamment le secrétaire général, le directeur de cabinet ainsi que les directeurs et coordonnateurs des entités concernées, avait été mobilisée pour examiner les différents points de la plateforme revendicative du syndicat. Cependant, la délégation du SAMES, exigeant la présence du ministre dès l'ouverture des discussions, a décidé de se retirer avant même le début des échanges.

Le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, « n'avait pas pu prendre part à l'ouverture de la séance en raison d'autres obligations liées à l'exercice de ses fonctions », a précisé le ministère dans son communiqué. Il s'était pourtant engagé à rejoindre les participants avant la fin de la rencontre. Le département ministériel a déploré que cet espace de concertation « n'ait pu être mis à profit » et a réaffirmé son « entière disponibilité à reprendre les échanges dans les meilleurs délais ».

Un conflit social aux racines anciennes

Le mouvement de grève du SAMES s'inscrit dans un différend plus ancien. L'organisation syndicale a déposé une plateforme revendicative dès 2023, mais les discussions engagées avec le précédent régime avaient été interrompues au premier trimestre de 2024. Le préavis de grève, arrivé à échéance le 9 août dernier, n'a pas été suivi de réponses satisfaisantes de la part des autorités, ce qui a conduit le syndicat à passer à l'action.

Le secrétaire général national du SAMES, le Dr Diabèle Dramé, a appelé l'ensemble des bases, zones, sections et membres à respecter strictement le mot d'ordre de grève de 48 heures. « Aucun recul face au mépris. Unis et déterminés pour la satisfaction de notre plateforme revendicative », a-t-il martelé. Le syndicat refuse d'être associé à un « simulacre de dialogue social » et entend maintenir la pression jusqu'à la satisfaction intégrale de ses revendications.

La continuité des soins assurée

Malgré le débrayage, le ministère de la Santé affirme que « les dispositions nécessaires ont été prises pour assurer, sur l'ensemble du territoire national, la continuité des soins et le fonctionnement des services dans les structures publiques de santé ». De son côté, le SAMES a également indiqué que les urgences et le service minimum seraient respectés pendant l'arrêt de travail, avec le port de brassards rouges par les militants.

Le ministère réaffirme parallèlement son engagement à poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions d'exercice du personnel de santé, dans le cadre d'un « dialogue social constructif ». Une évaluation est prévue le 10 septembre, à l'issue de laquelle le bureau exécutif national du SAMES prendra les décisions idoines. La porte du dialogue, assurent les deux parties, reste ouverte – à condition, pour le syndicat, qu'il aboutisse à « des résultats concrets, des dates, des actes forts, des engagements chiffrés et vérifiables ».

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