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Affaire de la soirée au Pullman : le tribunal des flagrants délits prononce la relaxe générale

9 sept.
2 min de lecture

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict ce mercredi 9 septembre 2026 dans l'affaire qui défrayait la chronique depuis plusieurs jours. L'actrice Ndeye Ndao Thiam, plus connue sous le nom de « Nogaye Thiam Bété Bété », ainsi que ses quatre coprévenus, ont tous été relaxés par la juridiction.

Une affaire aux multiples rebondissements

L'affaire avait débuté à la suite d'une soirée privée organisée à l'hôtel Pullman de Dakar. Partie d'une plainte pour vol de montre, la procédure a rapidement pris une autre dimension avec l'apparition de soupçons liés à la consommation et à la détention de stupéfiants. Cinq personnes étaient poursuivies : l'actrice Nogaye Thiam, l'étudiante Aïssatou Goudiaby, la commerçante Fatou Diallo alias « Fafa », ainsi que les hommes d'affaires Sidy Mouhamed et Abou Daffé.

Des versions contradictoires à la barre

À la barre, les prévenus ont livré des versions parfois divergentes sur les faits. Sidy Mouhamed, qui s'était initialement constitué partie civile avant de finalement se désister, est revenu sur les circonstances de la disparition de sa montre. Selon son récit, le précieux objet se trouvait dans son sac et il ne s'est rendu compte de sa disparition que quelques jours plus tard. Il a expliqué qu'il occupait la chambre 325 du Pullman et que le groupe avait initialement prévu de se rendre à Saly, mais que les fortes pluies avaient modifié leurs plans, les conduisant à louer une seconde chambre pour poursuivre la soirée.

Interrogé sur les circonstances du vol présumé, Sidy Mouhamed a livré une déclaration capitale : « Honnêtement, je n'ai pas vu Fatou prendre la montre ». Cette précision a été exploitée par la défense pour contester les charges pesant sur Fatou Diallo, qui a catégoriquement nié les faits.

Des soupçons de drogue au cœur des débats

Le volet lié aux stupéfiants a également occupé une place centrale dans les débats. Les investigations menées dans le cadre de l'affaire avaient conduit à des accusations portant sur la consommation et la détention de produits illicites. Abou Daffé, soupçonné d'avoir approvisionné le groupe, a rejeté catégoriquement les accusations : « Je suis chef d'entreprise, je ne suis ni consommateur ni fournisseur de drogue ».

Le ministère public s'est appuyé sur les éléments recueillis lors de l'enquête préliminaire, notamment l'exploitation des données téléphoniques et les images des caméras de vidéosurveillance de l'hôtel. Les avocats de la défense, dont Me Clédor Ciré Ly, ont pour leur part sollicité la relaxe pure et simple de l'ensemble des mis en cause.

Des réquisitions contrastées

Dans ses réquisitions, le procureur a demandé la relaxe de Fatou Diallo pour le vol de la montre, ainsi que celle d'Abou Daffé concernant l'offre et la cession de drogue. Il a toutefois estimé que les charges d'usage et de détention étaient établies par la vidéosurveillance et requis un mois de prison ferme.

Un verdict de relaxe générale

Statuant sur le siège, le tribunal a finalement prononcé la relaxe générale de tous les prévenus et donné acte à Sidy Mouhamed de son désistement. Nogaye Thiam et ses coprévenus quittent ainsi la procédure judiciaire sans condamnation dans cette affaire.


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