Appels à la responsabilité après les inondations meurtrières : Thierno Alassane Sall exige des comptes sur les crédits alloués

Après les inondations meurtrières qui ont frappé le Sénégal, notamment le village de Sagata dans la région de Louga, des voix s'élèvent pour exiger des comptes.
Thierno Alassane Sall, député et chef de La République des Valeurs, a vivement interpellé l'État sur la prévention et l'organisation des secours.
Des éclaircissements sur l'utilisation des crédits
Le parlementaire demande notamment des éclaircissements sur l'utilisation des crédits consacrés à la lutte contre les inondations. Il appelle également les autorités à se rendre sur place, à établir le bilan humain et matériel, et à prendre des mesures d'urgence pour reloger les sinistrés.
Cette interpellation intervient alors que l'exécutif avait déjà engagé des préparatifs à l'échelle nationale pour l'hivernage 2026. Le 3 juillet, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo avait présidé un Conseil interministériel consacré à la prévention et à la gestion des inondations, à l'issue duquel plus de dix mesures avaient été arrêtées pour renforcer la résilience des territoires. Thierno Alassane Sall demande précisément aux autorités d'expliquer comment cette stratégie se traduit face aux conséquences du drame de Sagata.
« Les condoléances ne suffisent pas »
Dans son interpellation, l'élu s'adresse au président Bassirou Diomaye Faye et à Ousmane Sonko, qu'il appelle à préciser la stratégie de l'exécutif à court et moyen terme. Il estime que les condoléances ne suffisent pas à répondre aux conséquences de la catastrophe.
Selon lui, les habitants avaient déjà alerté sur la vétusté des infrastructures d'évacuation des eaux. Les tensions observées après les inondations sont présentées par Thierno Alassane Sall comme le signe d'une population exaspérée. Elles renforcent l'enjeu de la mise en œuvre concrète des mesures nationales dans les territoires touchés.
Un débat sur la coordination des secours
Le débat sur la coordination des secours renvoie aussi au Plan national d'organisation des secours, dont plusieurs voix de la société civile réclament une révision complète.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le gouvernement a annoncé un programme national de lutte contre les inondations doté d'une enveloppe de 921 milliards de francs CFA, présenté comme une réponse structurelle à la problématique des inondations.




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