Thiès : Plus de vingt femmes des zones minières formées pour capter les 30 % du FADL
Plus d’une vingtaine de femmes issues des régions minières de Thiès, Matam, Kédougou et Fatick participent, du 23 au 25 septembre, à une session de capacitation et de mise en réseau à Thiès.

Cette initiative, soutenue par Oxfam Sénégal, s’inscrit dans le cadre de la campagne pour l’accès des femmes aux 30 % du Fonds d’appui au développement local (FADL).
Une formation pour outiller les bénéficiaires
La session, qui se tient à Thiès, vise à renforcer les capacités des femmes des zones minières afin qu’elles puissent pleinement bénéficier des retombées économiques de l’exploitation des ressources extractives. Selon l’Agence de Presse Sénégalaise, cette formation de « capacitation, de structuration et de mise en réseau » doit permettre aux participantes de mieux comprendre les mécanismes du FADL et de réclamer leur part légitime.
Un engagement des pouvoirs publics salué
La décision des autorités sénégalaises d’affecter 30 % du FADL aux femmes des zones minières est perçue comme une avancée majeure dans la gestion des revenus extractifs au Sénégal. Pour Oxfam, qui appuie cette formation, la matérialisation de cet engagement passe toutefois par une participation active des femmes aux instances chargées d’octroyer ces fonds.
Les femmes, premières victimes de l’exploitation minière
Le directeur exécutif d’Oxfam au Sénégal, Léon Michel Huchard, a souligné que les femmes subissent de manière disproportionnée les conséquences négatives de l’exploitation minière, tant sur le plan économique que sanitaire. « L’exploitation minière a des conséquences négatives sur les femmes. C’est pourquoi nous faisons tout pour qu’au moins 30 % du Fonds d’appui au développement local attribué aux collectivités soient alloués aux femmes et aux filles », a-t-il déclaré.
La voix des bénéficiaires
Ngara Diouf, l’une des femmes participant à la formation, a plaidé pour que les femmes qui subissent les externalités du secteur minier puissent bénéficier directement du FADL. « Notre objectif est de faire en sorte que le FADL puisse être pris en compte dans l’élaboration des plans de développement locaux, afin que les femmes puissent en bénéficier », a-t-elle ajouté.
Rappel du contexte
Le FADL est un financement octroyé par les sociétés minières opérant dans les zones d’exploitation pour accompagner les collectivités territoriales. Il est financé à hauteur de 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxes annuel des entreprises minières. La campagne pour l’allocation d’au moins 30 % de ce fonds aux femmes et aux filles est portée par Oxfam et ses partenaires depuis plusieurs années, avec des étapes de plaidoyer organisées notamment à Kédougou et à Matam.
Une question de justice sociale
Pour Oxfam, octroyer une partie de ce fonds aux femmes et aux filles relève de la « justice économique et sociale », celles-ci faisant partie des populations les plus impactées par l’exploitation minière. La formation de Thiès constitue donc une étape clé pour que les femmes des zones minières puissent non seulement connaître leurs droits, mais aussi les faire valoir efficacement.




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